| Education du chien : les repas |
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MOMENTS DES REPAS L'alimentation du chiot est importante. Il est en pleine croissance, et ses besoins en glucides, protéines, lipides et minéraux sont particuliers. Des déséquilibres alimentaires ou des carences entraînent éventuellement des répercussions importantes sur sa santé. Il est donc important de lui fournir une alimentation adaptée à ses besoins et de définir la façon dont ses repas lui sont distribués. 1/ Choix de l'alimentation Il existe deux modes d'alimentation du chien: l'alimentation ménagère et l'industrielle. L'alimentation ménagère: Le repas est constitué d'aliments que nous consommons également, et c'est le maître qui « fabrique » le repas. Ce type d'alimentation est la plus difficile à équilibrer pour couvrir les besoins énergétiques quotidiens qui évoluent avec la croissance. Gare également aux carences dans les différents minéraux. L'alimentation industrielle: Il s'agit là des produits achetés dans le commerce. Boîtes, soupes, flocons, croquettes, il en existe plusieurs, de qualités différentes. Les croquettes sont conseillées car plus pratiques. Elles se conservent facilement, supportent très bien les chaleurs estivales et permettent à votre chien de croquer et de mâcher. Le choix doit s'orienter vers un produit de bonne qualité, c'est-à-dire dont les matières premières ont été choisies avec soins, et dont la composition a été étudiée pour satisfaire les besoins alimentaires d'un chien en croissance. Tout changement sera accompagné d'une transition alimentaire d'environ une semaine pour éviter ce que nous appelons une « diarrhée alimentaire ». En effet, la flore digestive du chien est différente de la notre. Elle ne s'adapte pas toujours à de brusques changements d'aliments. Si vous êtes amené à modifier son repas, il faudra donc mélanger les deux types d'aliments pendant une semaine pour que l'organisme s'habitue. Lorsque la texture de l'aliment change, on peut également l'y habituer progressivement. Par exemple, passage d'une alimentation humide (boîtes...) à une alimentation sèche (croquettes), il est préférable de mouiller les croquettes les premiers jours, ce qui permet au chiot d'augmenter petit-à-petit sa consommation d'eau. 2/Nombre de repas. Le nombre de repas quotidiens varie en fonction de l'âge du chiot: de 1 à 3 mois: 4 repas par jours de 4 à 7 mois: 3 repas par jour de 8 à 18 mois: 2 repas par jours. Les chiens de petite taille peuvent avoir 1 repas dès l'âge de 10 mois. Il est préférable de rationner son chiot, c'est-à-dire de ne pas laisser la gamelle à volonté. La première raison est d'éviter l'obésité néfaste à la croissance. Ensuite, c'est lui apprendre que c'est vous qui décidez quant il mange, et ce qu'il mange. Dans la hiérarchisation, l'accès à la nourriture est un point clé. 3/Moment du repas. Le choix n'est pas anodin. Dans la meute, le chef mange en premier, lentement, devant les autres qui attendent. Il est donc nécessaire de donner à manger à votre chiot en dehors de vos heures de repas: soit au minimum une heure avant que vous prépariez le votre, soit après vous. Il comprendra ainsi qu'il n'est pas le chef de famille. 4/Lieu du repas. Mieux vaut choisir un endroit calme où il pourra manger tranquillement. Mais le choix du lieu dépend également de quant il a sa gamelle. S'il mange dans la cuisine, il faut être très attentif à ne pas le lui donner pendant que vous vous y affairez. Si par contre vous ne pouvez faire autrement, il est alors préférable de lui donner dans une autre pièce, à l'écart. Enfin, il ne faut pas assister à son repas. C'est lui donner une trop grande importance et pourrait entraîner des troubles de comportement. En effet, si suite à des problèmes de santé, par exemple, vous êtes plus attentifs à ce que la ration soit correctement prise, il faut le faire de façon détachée. Par exemple, quant vous venez ramasser la gamelle, vous voyez bien s'il a tout mangé ou pas. Il n'a pas été nécessaire de rester à ses côtés. Par ailleurs, si votre chien ne mange bien que si vous restez à ses côtés, c'est le signe qu'un trouble du comportement s'installe. 5/La gamelle La distribution du repas est un moment très important du point de vue hiérarchique. Le maître doit dominer la situation. Concrètement: C'est vous qui décidez de lui donner sa gamelle. Ce n'est pas le chien qui la réclame. Lui apprendre à attendre sagement que vous la posiez par terre. Il ne doit pas sauter dans tous les sens ou aboyer. Si c'est le cas, lui demander de s'asseoir, de ne pas bouger, et alors vous déposerez la gamelle par terre. Lui demander d'attendre un peu, puis l'autoriser à y aller. Vous le laissez alors manger tranquillement. Votre message est clair: je suis le chef. C'est moi qui décide quand tu peux manger. Tu dois attendre mon autorisation. Vous mettez alors en place la hiérarchie, élément clef pour le bonheur de votre chien. 6/Gare aux rituels En premier lieu, qu'est-ce-qu'un rituel? Un rite est une manière de faire habituelle. Donc un rituel va être l'ensemble des gestes, des habitudes. Un exemple: la position de soumission est liée à un apprentissage basé sur le réflexe périnéal d'élimination. La mère retourne les chiots d'un coup de truffe, lèche la région périnéale et va déclencher l'émission des excréments par son petit. A la période de socialisation, puis à l'âge adulte, le chien va exécuter face à un dominant la même position de renversement montrant une position de soumission complète et donc ainsi éviter l'attaque de l'autre chien. Le rituel est donc à la base de la communication, permet au groupe de se comprendre et joue un rôle majeur d'inhibition de l'agressivité. Cependant, si les rituels sont indispensables, il faut être attentifs à ne pas mettre en place de mauvais rituels. Le chien risque de prendre certaines habitudes que nous lui aurons apprises (les rites). Si le chien interprète mal le message, le maître va être « dépasser par les évènements ». Mais il y a un autre problème: le chien ne fera ce qui est attendu de lui que si tous les gestes habituels sont accomplis. Si ce n'est pas le cas, il ne comprendra pas, ce qui est source d'anxiété. Le moment du repas est souvent ritualisé de façon excessive. Par exemple, le chien qui ne mange que si vous restez à côté de lui. Dès que vous vous éloignez, il arrête de manger. Ce comportement, non naturel, doit être évité. Il faut s'efforcer de rester neutre, de ne « pas en faire trop ». LES GOURMANDISES S'il est très agréable de donner une gourmandise à son chien, certaines règles sont à respecter. 1/Que peut-on donner? Tout d'abord, un excès mène à un surpoids, voire à l'obésité. Il faut donc être raisonnable. Un morceau de fromage à votre chiot qui pèse 5 kg équivaut au fromage entier pour vous. Tous les excès sont nocifs à sa santé. Certains aliments sont à éviter: le chocolat: risque d'intoxication et d'hépatite! Se méfier des os: éviter absolument les os de lapin, de poulet, les côtes de porc, d'agneau, de veau... En les rongeant, il avale de petits fragments; véritables aiguilles dans les intestins. Quant aux os volumineux, surveiller votre chien: si cela lui déclenche de la diarrhée, souvent avec du sang, ou au contraire une constipation, il faudra les interdire par la suite. Enfin, chaque animal est particulier: le votre peut ne pas bien digérer la brioche ou être allergique à la noix de coco. 2/Ne pas donner à la place du repas. Ceci paraît évident, mais l'erreur est fréquente. Il doit d'abord manger sa gamelle avant d'avoir un morceau de biscuit. Et surtout, nos restes de table ou le morceau de gigot qui lui a été réservé ne remplacent pas sa ration de croquettes. Si vous voulez vraiment lui donner quelque chose, attendez la fin de votre repas. Il ne faut surtout pas lui donner à table. 3/La récompense Un morceau de biscuit peut être une récompense. De s'être assis, d'être revenu dès que vous l'avez appelé... Mais pas d'être resté seul. La récompense fait suite à un ordre qui a été satisfait. Il ne faut cependant pas automatiser la récompense. Au risque de ne pas vous faire obéir quand vous aurez les mains vides. Mieux vaut le faire de temps en temps. ATTITUDE A AVOIR LORS DU REPAS DES MAITRES Elle est relativement simple, mais peu souvent observée. Pendant que vous préparez votre repas, il n'a pas à être à vos côtés. Il ne vient pas vous tenir compagnie, mais plutôt voir s'il ne peut pas obtenir quelque chose. Pendant le repas, il ne faut pas s'occuper de lui. Il est couché dans un coin, ou sous la table, peu importe, mais il ne se fait pas remarquer. Tout ceci est très important dans l'apprentissage de la hiérarchie. Vous êtes le chef de meute, il ne participe donc pas à votre repas. S'il le fait, votre rôle est de le rabrouer. Il ne faut rien lui donner à table. S'il n'a jamais rien, il ne quémandera pas. Si au contraire, en insistant il a un morceau, vous pouvez compter sur sa persévérance! Il est alors le chef! A nouveau, si vous voulez lui donner quelque chose, ce sera après son propre repas, et donc quand vous-même serez sorti de table. Si dès le premier jour vous êtes ferme, lui apprendre à ne pas mendier ne présentera aucune difficulté. |



